coming ouSt

31 août 2009

REDIRIGEZ-VOUS !

Ce blog fait peau neuve ici :

http://advisionjulie.canalblog.com

Il se nomme : L'Adivision Julie. En toute modestie.
Je vous embrasse...

insolite_218 Julie

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19 juin 2009

BON, PUISQU'IL FAUT VOUS LE DIRE...

mire

Nouveau blog,

nouvelle adresse,

nouvelles rubriques,

nouvelle fille !

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20 avril 2009

IN MEMORIAM CE BLOG ?

Comme vous le constatez, je n'écris plus.
Julie n'a plus la moelle.
Les temps de médiocrité succèdent aux temps de médiocrité, et,
dans la sphère socio-politique comme dans ma vie privée,
le vide des idées et des personnes prend le dessus sur toute rigolade bienvenue.

Non que je déprime, rassurez-vous,
mais j'ai besoin de quelques mois pour respirer.
Disparaître un peu,
comme après un baiser violent
qui plaque le corps au mur.


av_matm20


A bientôt. Peut-être.
Allez, Coming OuSt ne vous manquera pas.
Rien n'est essentiel.
Et ma parole pourra renaître un jour d'une autre et bien jolie violence.

Je vous embrasse tous.

insolite_218 Julie

Google, au boulot : blog en pause - Coming ouSt - de la médiocrité




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30 mars 2009

IN MEMORIAM MARIE-CLAUDE LORNE

Le monde universitaire méprisé par le pouvoir politique a ses martyrs. Lisez cet article de Rue 89 qui expose un fait divers peu commun qui eut lieu fin 2008 : le suicide d'une agrégée de philosophie qui devait être promue Maître de Conférence. Illustration des pressions qui s'exercent sur le monde libre de la recherche et de l'intelligence. Signe d'une époque pitoyable où le véritable talent, la réflexion et la réussite intellectuelle sont niés, signe d'une époque où la médiocrité médiatique et le populisme triomphent.

Cette femme brillante et méprisée, Ophélie du sarkozysme le plus abject, se nommait MARIE-CLAUDE LORNE.
In mémoriam.

i9o313zj

Lire ici :


http://www.rue89.com/2008/11/19/une-agregee-de-philo-se-suicide-un-vieux-mal-universitaire-francais

et ici :

http://promphilo.blogspot.com/2008/10/disparition-dune-jeune-philosophe.html

insolite_218 Julie


Google, au boulot : Education - Statut des maître de conférence  - Recherche universitaire - Marie-Claude Lorne - sarkozysme abject

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22 mars 2009

JULIE ET SA PETITE ROBE NOIRE

La rubrique "Questions de vie et de merde" se poursuit ici, et j'ai une furieuse envie de m'adresser aux filles. Rien qu'aux filles. La question du jour étant :

Pourquoi dès qu'il fait beau, les filles ont envie de changer de look,
de se laisser aller à l'appétence de la futilité ?


Oui, car, tiens, moi qui vous parle là, je me demande si je n' vais pas offrir le fruit de mon bouclier fiscal à mes boutiques de fringue préférées et laisser des chèques inconséquents chez mon adorable coiffeur. J'hésite entre transformation radicale et petites touches subtiles d'élégance, sachant que le rien coûte parfois davantage que le tout (ça, c'est pour les garçons qui me lisent). Bref, j'ai des envies furieuses. Par exemple, ma tendance naturelle serait de ressembler à ça :

1

Mais j'hésite. Puis-je être à la hauteur? Je sens que, si je n'arrive pas à maîtriser le côté femme fatale,
je peux aussi avoir envie de ça :


2

Oh ça va, vous. D'abord mes jambes sont très jolies. Je vous l'assure.
Et puis je peux corriger cet air un peu hautain. Je sais faire.

Bon, quand je me regarde dans la glace, quand je doute, quand ma conscience est
pleine de cet état d'inconsistance existentielle, je me dis que je dois sans doute me contenter de ça :


3

Et c'est sans doute la force du doute et la modestie des aventures qui font que les rêves de fille, au moment du printemps,
se transforment en gentil bricolage vestimentaire (une petite robe en solde de chez Cyrillus, et basta).
Bref le printemps c'est comme le sarkozysme : on croit qu'on va arriver à cacher
les limites de son incompétence,
mais ces limites vous tombent dessus pour vous humilier !

Elle est vraiment vilaine cette petite robe noire ?

insolite_218 Julie

Google, au boulot : la question du look au moment du printemps - Cyrillus - rêves de filles

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20 mars 2009

FRANÇOIS FILLON DEVRAIT CHANGER DE PREMIER MINISTRE

Hier soir, le président de la République François Fillon a été interviewé par TF1 pour expliquer sa politique après les grandes manifestations de la journée. Ses interventions sont rares et on l'a écouté. La mobilisation fut en effet très forte, ce 19 mars, et les banderoles brocardaient les impasses du gouvernement en matière économique. On a vu, partout, des slogans attaquant violemment le premier ministre Nicolas Sarkozy. Celui-ci, depuis deux ans, s'est beaucoup agité pour rendre crédible la feuille de route que le président Fillon lui avait concocté, mais en vain. La rue, cette méchante rue française qui a la belle habitude de crier haro sur le baudet, voulait la peau de Sarkozy, c'était une évidence. Alors, il faudra, bien sûr, que le président Fillon songe à se séparer de son premier ministre car il a fait son temps et il n'est plus respecté. Heureusement, le chef de l'état, François Fillon possède une assise populaire qui s'est peu effrité et une autorité, certes modeste mais honnête, sur le pays.

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Présidence de la République - Fillon - Sarkozy - Manifestations du 19 mars 2009 - Premier ministre

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16 mars 2009

LA PAVANE POUR UN INFANT DEFONCÉ

Verbe haché, coup d'épaule, bredouillement d'enfant ricaneur, nullité de la rhétorique, coup d'œil protecteur à la basse cour, vulgarité de l'attaque, gestuelle de clown, propos de comptoir qui cherche l'approbation des niais et des flatteurs, improvisation catastrophique, allure de paysan mal dégrossi, narcissisme imbécile.

VOUS VOYEZ TOUT DE SUITE DE QUI JE VEUX PARLER !

Voici une nouvelle vidéo qui illustre la descente aux enfers d'un homme limité.
Une sorte de pavane pour un infant défoncé.

Voir ce que le chef de l'étna (surnom non affectueux de l'incapable qui gouverne la France : on l'a cru éruptif, il est simplement porteur d'une lave méprisante et sotte) est capable de dire en public. C'est grotesque, affligeant et clownesque. Et c'est ici :

http://www.dailymotion.com/video/k7mr9cAaEMde52Z0Q0

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Présidence de la République - Intervention publique - Sarkozy - Vidéo - défoncé

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14 mars 2009

LE SCANDALE FRANCAIS DES SUICIDES EN PRISON

Un jeune détenu de 17 ans se tue (Maison d'arrêt de Moulins, Allier). Depuis deux ans, l'incroyable recrudescence des suicides en prison alerte les pouvoirs publics et les médias. Mais la Chancellerie (et sa baudruche imbécile, Rachida Dati) ne s'en préoccupe guère. La presse révèle, à propos de ce drame, un chiffre effrayant : ces 15 derniers jours, on compte pas moins de 13 suicides dans les prisons françaises ! Le taux le plus élevé d'Europe (sur un an, année 2008). Dati a beau se targuer d'être du côté des victimes, Dati, aveugle, inconséquente, ferme les yeux sur ce fléau : on poursuit une réforme déshumanisante et basta.

Se rend-t-on compte que les détenus sont aussi des citoyens que la République se doit de protéger? Ce gosse de 17 ans (ô combien est fragile un gamin déstructuré et délinquant !), quel que soit son parcours de vie, quel que soit son délit, doit-il succomber à la sanction que la justice a eu raison de lui infliger? Doit-il pour échapper à l'angoisse se tuer lamentablement?

Je sais, vous allez prendre ce billet comme un cri de révolte de plus. Mais j'ai lu, sur le site de 20 minutes, une info qui redouble ma colère. L'administration souhaite "ne pas communiquer au sujet des suicides. En raison du nombre de suicides commis depuis le début de l'année, l'administration pénitentiaire ne donne plus de détails sur ces cas". Voilà, tout est dit. Ces hommes sont des CAS. On les traite comme des dossiers. Ces êtres humains se tuent? Qu'importe! En dérapant, en se mettant en marge de la société, en étant des criminels, en se livrant à l'univers dégradant de la sanction (et dès qu'il y a humiliation et terreur, il n'y a plus justice !), ils n'ont plus que la seule solution de cesser leur vie.

Un gâchis français. Voltaire écrivait ceci, à propos de la Torture du XVIIIe siècle : "Les nations étrangèrent jugent de la France par les spectacles, par les romans, par les jolis vers, par les filles de l'Opéra, qui ont les moeurs les plus douces, par nos danseurs de l'Opéra, qui ont de la grâce, par Mlle Clairon, qui déclame des vers à ravir. Elles ne savent pas qu'il n'y a fond de nation plus féroce que la française".

insolite_218 Julie

Google, au boulot : France - Justice - Chancellerie - Prison - suicide - Maison d'arrêt de Moulins - Dati - Voltaire - 20 minutes


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05 mars 2009

LE CV BIDON DE SARKOZY

Julie vous propose de lire in extenso un article de la Fondation Copernic qui révèle les mensonges du président sur son cursus universitaire. Le CV présent sur le site de la Présidence de la République aurait été légèrement arrangé. Un mensonge révélé par l'enquête d'  Alain Garrigou, Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre. Voici donc ce que ce dernier écrit:

Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre

... transmis par...

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Présidence de la république - Sarkozy - Université - CV - diplômes - mensonge - Garrigou - Fondation Copernic

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23 février 2009

LA GOUDOU AU GRAND COEUR

David (mon lecteur le plus fidèle) serait capable de se mettre en grève tout seul, de s'allonger au milieu des voitures place de la Concorde, pire, de voter Martine Aubry aux prochaines élections, si je ne cède pas à ses injonctions féroces. Il veut que sa servante au grand coeur, Julie soi-même, lui offre sa rubrique préférée : le thermomètre. Or, comme je suis une vraie servante au grand coeur, je cède ce matin. Voilà, vous avez gagné David. Etes-vous heureux de recevoir de mes mains cet objet oblong et froid, plein de mercure (je travaille à l'ancienne) qui va fourager votre chaude... conscience? Trêve de cochonnerie, voici donc le panorama de mes grognes et de mes délices, à travers 4 noms, voici

Le Thermomètre GOOD - OUST n°66

ou comment à vaincre sans périnée on triomphe sans gloire

GOOD :

CHRISTIANE TAUBIRA (Parti Radical) est souvent interviewée, en ces périodes de fièvre ultra-marine, et, à chaque fois, je la trouve offensive et constructive. Je voulais signaler que son discours a le mérite de poser un diagnostic sans faille et de situer la responsabilité des maux là où elle se trouve : dans le camp des "forces de l'importation", dans celui de ces hommes politiques de la métropole "qui ne comprennent pas" les DOM. Dans la longue interview (elle est longue et elle est bonne) qu'elle donne à France info, je l'ai trouvé lumineuse, habitée par la force de ses convictions républicaines, anti-communautaristes, bref intelligente. Faire l'effort d'écouter ce document est une obligation pour ceux qui veulent comprendre les grèves de l'Outre-Mer. C'est ici :

http://www.rue89.com/2009/02/20/taubira-pour-sarkozy-loutre-mer-cest-terra-incognita

LE GRAND BARNUM (blog astucieux et bien écrit) nous propose d'entrer dans le concept d'obscénité, comme on entre par une porte dérobée dans un temple aux nerveuses arabesques - qu'est-ce qu'il me prend, moi? -) avec humour, délicatesse, finesse. L'obscénité politique, évidemment. Il y a tant à dire ces derniers temps! Lire avec attention ce drôle de billet drôle. L'image finale du périnée présidentiel exercé en conseil des ministres restera en moi très longtemps. Merci le Barnum Grand!

Lire ici : http://www.le-grand-barnum.fr/obscenite-dans-la-france-sarkozyste/

OUST :

SEAN DELONAS (caricaturiste américain du New-York Post) a-t-il volontairement créer le scandale en insinuant que le président Obama pouvait être comparé à un singe?  On ne saurait le dire. Mais ce qu'il faut dire, c'est que ce racisme extrême fait froid dans le dos. Si vous avez vu ce dessin, il est incontestable qu'il ne s'agit pas d'une allusion directe (Obama n'est pas dessiné sous les traits d'un primate). Mais l'implicite est souvent plus écœurant, plus nauséabond. On essaie de provoquer le rire gras et glaireux des méchants. Grand seigneur, Obama aurait répliqué, en privé: je ne lis pas le New-York Post. Imaginez la même situation en France avec un Sarkozy qui aime la bataille judiciaire et l'insulte incontrôlée en public !

RAMA YADE (secrétaire d'état de la République) a eu des déclarations surprenantes la semaine dernière. Constatant sa mise à l'écart de la Cour de sa Majesté,  elle a eu ces phrases d'une naïveté sotte, digne d'une cour de récréation. Evocant le lien distendu avec le chef de l'état, elle dit au journaliste qui l'interroge: "il y a des péripéties dans la vie politique. Mais est-ce que ça veut dire qu'on ne s'aime pas? Si ! Vous avez sans doute un mari avec qui vous vous disputez de temps en temps, des enfants avec qui, de temps en temps, vous avez des bisbilles. Après, votre relation, elle est éprouvée, mais elle est renforcée", et plus loin : "Il y a tellement de preuves d'amour qu'on peut trouver et imaginer, et j'y travaille, je vous rassure.". Bref Rama Yade compare Sarkozy à un mari qui a besoin d'être reconquis. Quelle naiserie! Quelle image de la femme! Quelle image de la politique! Quelle image du pouvoir! Mais aussi (puisque le sarkozysme nous invite sans cesse au rapprochement entre show-bizz et décisions d'état) une "erreur de casting" de plus! Affligeant.

Portez-vous bien. Votre

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Le Grand Barnum - Taubira - Parti Radical - Yade - Sarkozysme et casting - Obama - Delonas - New-York Post - France Info - périnée - preuves d'amour

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22 février 2009

FAIRE PIPI ! FAIRE PAPA ?

Il y a quelques jours, j'ai inauguré (oh, ce vocabulaire d'élu local !) une nouvelle rubrique sur ce blog.

Cette rubrique, intitulée "Question de vie ou de merde" est un moyen de défouler mes petites pensées enfouies. Allez, défoulez-vous que je leur dis. Et elles, elles obéissent. Ne suis-je pas à moi toute seule le tissu local de ma région cérébrospinale ?

Bref, aujourd'hui, je veux vous poser la deuxième question :

Pourquoi les garçons y s'assoient pas pour faire pipi ?


Parce que (avez-vous remarqué?) le grand jet viril et bruyant, il se signale aussi sur la lunette, il est généreux, il est sautillant, il est musclé, il est goutteux. Il parsème large. Il déclare ses intentions. Presque la guerre. C'est tout juste s'il n'envahit pas la Pologne ! Il territorialise. Il jette les bases d'une vie en soi. Il fonde famille.

J'ai trouvé une petite image pour montrer que nos envies sont différentes, vous les mâles dominants et nous les femelles délicates.

PIPI

Le monsieur montre le genou. Il tortille. Ça monte, il le sent. Il écrase son truc dans le pantalon pour arrêter l'invasion. La guerre se prépare, l'obus est dans le canon. La Pologne n'a qu'à bien se tenir. Madame, elle, serre les fesses, se concentre sur le point P, P comme pipi,  P comme Peut pas me ret'nir, isole sa honte dans des genoux qui se touchent, elle a peur, elle a honte, et elle a peur. La Pologne n'existe pas.

Mais arriver au lieu propice (Pro Pisse, oui, je suis drôle, c'est un métier), pourquoi deux stratégies? Pourquoi nos humanités se séparent-elles? Il serait si aimable que les garçons puissent pisser sans posséder l'Europe et sans faire la route des épices (un petit moulinet par-ci, un petit par là).  Monsieur, voulez-vous porter attention à votre  jaune progéniture ?

Je me bats en vain, je le sais. Chantal a souvent l'habitude de soupirer :

Ah que la guerre est Julie !

_____

PS : En me relisant, en analysant ce que Chantal me dit, je me rends compte qu'elle me traite de lesbienne ! Quelle salope !

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Problème de société - Pipi (je pense traîter le caca ultérieurement) - Toilettes - Guerre et Paternité


 

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21 février 2009

21 MOIS DE POUVOIR : SARKOZY COURT TOUJOURS... APRES LA CONFIANCE (BILAN DE SES SONDAGES DE POPULARITE)

France. Présidence de la République. Un homme agit. Disons plutôt : un homme s'agite et s'étale. Les français, perspicaces, ont vite senti qu'il fallait se méfier de cette mécanique aléatoire. Des balbutiements bling bling aux efforts de pédagogie anti-crise, le style n'a pas fait l'homme, il a détruit rapidement la confiance que d'aucuns misaient sur lui. Si bien que les sondages, bien avant les inquiétudes actuelles sur la récession, ont instauré la rupture entre Sarkozy et la nation. J'ai scrupuleusement noté les chiffres qui permettent de juger de l'action au quotidien du chef de l'état. Je dispose de 44 sondages (BVA, CSA, IFOP, IPSOS, LH2, OPINIONWAY, TNS) qui illustreraient facilement, grâce à une courbe, la rapidité et l'ampleur de ce désaveu. Je ne veux pas vous affliger cette courbe. Résumons cependant :

  • en 21 mois, Sarkozy a vu sa courbe totalement inversée : 65 % d'op. favorables au moment de son élection, aujourd'hui : 62 à 66% d'op. défavorables sanctionnent son action.
  • depuis le 10 janvier 2008, les chiffres de la défiance sont plus importants que les chiffres de la confiance. A aucun moment le chef de l'état n'est revenu au score "acceptable" de 50% d'op. favorables.
  • malgré quelques tentatives des médias pour faire croire que des remontées existaient, il s'avère, et cela depuis janvier 2008, que 2/3 des français rejettent la politique menée.
  • les études montrent que la catégorie "sans opinion" (souvent à 1% ou moins) ne permet pas de relativiser l'opinion des français. Deux blocs disproportionnés existent.
  • enfin, il en est des sondages de popularité comme des humeurs du matin, on s'exprime souvent sous le coup d'une annonce ou d'un jeu de sensibilité. En 21 mois, l'enquête qui fut la plus sérieuse, a écarté cet aspect sensible pour se focaliser sur l'impact de la politique menée. Ce sondage IFOP est ancien (avril 2008) et échappe donc à la spirale des discours pessimistes sur la crise actuelle (cette spirale a débuté fin août). Or cette enquête était bizarrement la plus alarmante. Elle situait à 21% la confiance et à 79% la défiance. Pour lire l'intégralité de ce sondage, voir le lien en fin de billet.


nicol34


Que doit-on en dire aujourd'hui? Que le volontarisme incarné, le discours des ruptures, l'ouverture politique, les médiatisations redondantes et l'absence de hiérarchisation des dossiers ne rendent pas optimistes nos concitoyens.  Certes. Ils ne cessent de se demander : sait-il où il va? sait-il ce qu'il dit? mesure-t-il les conséquences? pense-t-il aux français?

Vastes questions. Je ne suis pas naïve au point de croire que la démocratie d'opinion a toute sa raison. Mais elle oriente la lecture qu'on peut avoir aujourd'hui de l'impuissance de ce pouvoir qu'on nous disait combattif. Encore faudrait-il bien combattre...


____

source de l'enquête IFOP d'avril 2008 :
http://www.lejdd.fr/sondages/sondage-ifop-jdd-18-avril-2008.pdf

insolite_218 Julie

Google, au boulot : France - Politique - Présidence de la République - sondage de popularité - Sarkozy - démocratie d'opinion

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11 février 2009

SARKOZY REVE A SON 2E MANDAT ET MENT EN DIRECT A LA TELE

Sarkozy, toujours approximatif dans sa communication énervée, a gaffé lors de son show "face à la crise". Comme on lui demandait s'il lui restait «des doutes» quant à se représenter, le chef de l'Etat a répondu: «Oh que oui! Parce que mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire et je consacre toutes mes forces à le faire le mieux possible. On fait un deuxième mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve et que les gens nous font confiance. Ce serait extrêmement choquant que j'ai pu décidé une décision (sic) aussi importante alors même que je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat».

pinoquio


Lacan disait que, quand on parle beaucoup, on ment souvent, mais quand on ment souvent, on ne peut pas mentir.

Le fameux "premier mandat" de cette phrase inepte, montre, à l'évidence que Sarkozy feint d'être un homme sérieux et responsable, alors qu'il ne pense qu'à lui et ne rêve que d'une seule chose : conduire la France pendant 10 ans ! Quand l'inconscient parle...

Moralité : ne laissons jamais gagner l'homme qui ment.

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Sarkozy ment - Sarkozy rêve - Sarkozy veut faire un deuxième mandat - Sarkozy pour 10 ans - Sarkozy s'y voit - Sarkozy a déja décidé - Sarkozy décide de décider - Sarkozy s'insurge - Sarkozy se fout de notre gueule

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09 février 2009

RIPOSTES SUR FRANCE 5 : L'HEURE DE GLOIRE DE VINCENT PEILLON

J'ai suivi avec intérêt le débat sur la crise animé par Moati ce dimanche sur France 5. De l'avis général, la communication présidentielle a du avoir quelques ratés ces dernières heures, car la disparité des commentaires montrait la confusion des solutions enclenchées par le sommet de l'état. Écouter Valérie Pécresse parler d'économie était, de surcroît, une véritable source de ricanement bête. Que voulez-vous, Julie a parfois le ricanement bête.

vincent_peillon

Mais celui qui fut magistral, ce fut Vincent Peillon : pugnace, limpide, corrosif et précis. Voilà. Si quelqu'un a le courage de visionner l'émission sur le site de France 5, je lui recommande les envolées assassines de ce socialiste convaincant. Oui, ça existe. Si. Mais si. Ahhhhhhhhhh...

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Ripostes - Serge Moati - Vincent Peillon - Valérie Pécresse

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07 février 2009

SARKOZY : IL PARLE, ON L'ECOUTE A PEINE...

Depuis son élection, Sarkozy s'agite. Il a promis beaucoup. Et puis la crise est advenue. Et Sarkozy promet encore. Mais Sarkozy n'arrive pas à convaincre ni à se faire estimer. Les sondages sont toujours bas. Ce jeudi, Sarkozy a voulu répondre aux inquiétudes des Français (enfin disons à ces salauds de petits manifestants, ces grévistes immondes). Sarkozy a parlé, Sarkozy a promis. Sur 3 chaînes de télé, il a parlé "face à la crise". Mais a-t-il parlé face aux français?

On annonce que 15 millions de téléspectateurs ont regardé. Ah bien. Mais est-ce beaucoup? Pour le savoir, Julie a voulu cerner la chose en cherchant deux inoffensifs points de comparaison.

Prenons l'exemple du Président précédent. Nous sommes en 2007. En février. Chirac parle officiellement... pour dire ce que chacun sait déjà : il ne se représentera pas pour un 3e mandat aux Présidentielles. Un non - événement politique. Or, selon les chiffres de Médiamétrie de cette époque, 22,228 millions de téléspectateurs ont regardé sa prestation sans enjeu.

Prenons l'exemple des scores hauts d'une chaîne de télé française. Un match de football important. En général, un match de foot est suivi par 18 à 20 millions de téléspectateurs. Rien que ça. Pour Julie qui a du mal à trouver de l'intérêt dans ces petites compétitions vaniteuses, c'est énorme !

Alors Sarkozy a-t-il la capacité de créer l'intérêt? La réponse est non.

Il parle, on l'écoute à peine.

insolite_218 Julie

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06 février 2009

LE GOUVERNEMENT DE TOUS ET LE PROFIL D'UNE SEULE

Julie, machin avide de machins pensants, a suivi, hier, une conférence du célèbre philosophe Marcel Gauchet intitulée "Pour comprendre l'histoire de la démocratie".

Explicitement centré sur un champ étroit (la démocratie européenne) et sur une approche historique et sociologique, Gauchet a posé un diagnostic passionnant que je souhaite vous faire partager.

Il a tout d'abord eu cette définition de la démocratie comme mise en forme de l'autonomie humaine à la suite du processus de sortie de la structuration religieuse. Il a souligné que nous assistions aujourd'hui non à une crise de l'économisme mais à une incapacité à penser l'approfondissement de cette autonomisation. L'homme de 2009, dit-il, ne conteste aucunement le principe démocratique, mais il constate l'impuissance de sa mise en oeuvre. Et cela parce que notre modernité a abouti à privilégier un seul axe sur les trois axes du fonctionnement autonome d'une communauté humaine. Ces 3 axes sont : le politique, l'histoire, le droit. Le Politique, dit Gauchet, a réussi a imposé la forme de l'Etat - Nation (le pouvoir devient l'Etat). L'Histoire, ou plutôt l'orientation historique de nos démocraties, a privilégié un élan vers l'Avenir sans précédent et à rebours de toutes les sociétés antérieures (l'homme moderne se sent exister parce qu'il veut changer). Le Droit, s'est mis à dire le légitime autant que le légal et s'est centré sur les revendications du privé (le droit originaire des individus devient la source du légitime). C'est ce dernier constat, cette dérive, cette centration sur l'état de droit, sur les droits de la personne, qui impulse la crise démocratique, selon Gauchet. Pourquoi? Parce que nous n'arrivons plus à nous représenter collectivement ce que nous faisons, parce que l'accélération de la primauté de l'Etat-Nation nous fournit l'illusion que nous pouvons nous passer du politique (Gauchet affirme avec force : la gouvernance ne saurait remplacer le gouvernement), parce que nous vivons dans une illusion d'optique, celle que la liberté est avant tout liberté individuelle. Cette démocratie pitoyable (c'est moi qui rajoute pitoyable) des droits de l'homme fait que nous avons abandonné l'articulation des 3 vecteurs qui fondent ce régime. Nous vivons, affirme Marcel Gauchet, une démocratie sans l'Histoire et contre le Politique. Seule bonne conscience de ces droits de l'individu largement proclamés par nos modes de vie, nous croyons à des universalismes qui sont plutôt un unilatéralisme. Il faut, dit-il en conclusion, que nous arrivions à reconstruire ce régime mixte, équilibré, qui fut si frappant pendant les 30 glorieuses (1945-1975), période de miracle politique puisque l'Europe assista, sans doute mue par un désir de prouver qu'elle en était capable, à une stabilisation politique des états démocratiques, nous avons à reconstruire la mise en forme de l'autonomie.

Pendant ce discours savant, vous auriez vu votre Julie prendre des notes frénétiquement ! Cela vous aurait fait ricaner. Devant moi, ma copine Anne, philosophe subtile, écoutait pour revendiquer (elle aime ça) et nous avons longuement discuté, toutes les deux, après la conférence.

Et puis, à côté de moi, une grande brune délicieuse, fine, au profil adamantin, aux yeux de velours (oh, les clichés) jetait parfois de son stylo aérien quelques mots sur une page blanche, des mots charmants. Elle était charmante, troublante. Ce profil seul put réussir à distraire l'austère Julie de son acharnement à comprendre et à intégrer. Ah, jeune fille brune et belle, à travers les affres de la démocratie, grâce aux mots de Marcel, grâce à l'effondrement de ce régime mixte de l'autonomisation, quel beau moment j'ai passé près de votre corps de philosophe. Délicieux moment.


insolite_218 Julie

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05 février 2009

OH QU'IL EST MECHANT STEPHANE GUILLON (AVEC KOUCHNER)

Mes chéri(e)s,
Une petite vidéo pour commencer la journée en riant : la causticité de
Stéphane Guillon n'est plus à démontrer.
Voici ce que ça donnait hier sur France Inter à propos de la polémique sur Saint Kouchner, ministre :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/kouchner/video/x88qd3_bernard-kouchner-la-chute-dune-idol_fun

Je vous embrasse, votre

insolite_218 Julie

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01 février 2009

LE MINISTRE DE L'INFERIEUR

Un petit thermomètre? Vous en rêviez, Julie vous le met bien profond! Pour les internautes qui tombent sur ce billet par hasard, ils vont me trouver vulgaire. Qu'importe ! Ils doivent savoir que c'est ainsi que je nomme la rubrique qui habite mes coups de cœur et mes coups d'épée. Voici donc

Le Thermomètre GOOD - OUST n°65

ou comment j'aime de plus en plus les anglais

GOOD :

NICOLAS CANTELOUP (imitateur) a souvent le mot qui fait rire. Sur Europe 1, cette semaine, il a su dénoncer avec brio la dérive communautariste et people du gouvernement que nous subissons (oui, je sais, je me répète, mais j'y peux rien, ils sont comme ça nos ministres : ridicules et ramasse-merde). Concernant les deux ministres qui veulent exister par la modernité de leurs mœurs (alors qu'on ne leur demande rien), Canteloup a eu ce mot savoureux : "C'est officiel : Roger Karoutchi n'est pas le père de l'enfant de Rachida Dati !". Les deux Julie (celle d'Europe 1, et votre servitrice pas triste) ont beaucoup ri.

ALAN BENNETT
(comédien et écrivain) a, paraît-il, écrit un récit savoureux. Je vous livre le lien qui m'a alerté sur la nécessité d'étudier de près la facétie littéraire de cet anglais de 64 ans, véritable star du monde culturel outre-manche:

http://bibliobs.nouvelobs.com/20090108/9807/tout-le-monde-est-egal-devant-les-livres

bennett

Le propos du premier chapitre met face à face la Reine d'Angleterre et un Nicolas Sarkozy inculte, et rien que cela doit valoir son pesant de satire! L'article est de Jérôme Garcin et je vous recommande vraiment de vous détourner vers le lien en question.

OUST :

LE MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE en est malade, mais, force est de constater (rapport de 20 pages au Parlement sur le dispositif phare du "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy, rapport rendu public le 29 janvier) que la détaxation des heures supplémentaires, instaurée par la loi TEPA et effective depuis le 1er octobre 2007, fait un flop retentissant. Puisque les heures supplémentaires choisies sont au niveau de ce que la France a connue en...  2006. Pire  les estimations pour 2008 seraient très inférieures aux estimations les plus basses de Bercy (soit à peine 900 millions d'heures supplémentaires sur l'année). C'est assez étrange:en ces temps de crise ! Julie a encore envie de répéter une de ses ritournelles favorites : pour séduire le peuple, il faut d'abord avoir compris ses aspirations profondes. Or la France n'a évidemment vécu comme un épanouissement ou comme une fin en soi l'amour béat du travail ! Qu'on se le dise !

JEAN-FRANÇOIS PROBST (ancien conseiller élyséen) étonne son monde, cette semaine, en livrant une analyse un peu naïve et  décalée de le "crise parlementaire" (vous savez la cacophonie lors du débat de la réforme de la procédure législative qui encadre le droit d'amendement). Sur le site Backchich, une vidéo montre un Probst qui balance sur l'incompétence de ses petits camarades (Ségolène Royal fait des émules!) et donc il ridiculise Copé, Karoutchi, Bertrand et... Sarkozy! Faire attention: Probst, est atteint au détour d'une phrase d'un léger bafouillement (l'inconscient parle) qui le fait traiter Sarkozy de ministre de l'inférieur ! Bon, c'est assez drôle, mais c'est pitoyable... comme le populisme que cet homme de l'ombre est censé dénoncer !

La vidéo :

http://desourcesure.com/bakchichtv/2009/01/pour_probst_la_crise_a_lassemb.php

insolite_218 Julie

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29 janvier 2009

GREVE DU 29 JANVIER : COMBATS ET DESESPOIRS

engreve

S'inquiéter, pleurer, rire, se venger.
Ces quatre postures peuvent évidemment résumer l'état d'esprit des français au moment où la crise sévit, au moment où l'on mesure à quelle point le pouvoir élu - dont l'interventionnisme, pourtant, n'a jamais été aussi patent - est incompétent, au moment où règne une précarité flagrante, au moment où les injustices se creusent, au moment où faire ses courses devient un problème pour la moindre famille statistiquement comptabilisée dans ce vaste magma qu'on nomme les classes moyennes, au moment où la confiance dans ce capitalisme bon-enfant qui régissait nos réflexes s'écroule, au moment où se délitent toutes les autres valeurs d'une république qui, peu ou prou, défend la parole de chacun dans l'espace de tous (en vrac la solidarité du bistrot, l'espoir que l'ascenseur social s'arrête à votre palier, l'impertinence des contre-pouvoirs ou l'exemplarité de l'intelligence et de la culture). Oui, on peut résumer cela ainsi.
Je le crois, ces quatre postures expliquent une grève générale, fourre-tout mais symbolique, qui, d'après ce que l'on peut dire ce soir, a mis dans la rue plus de 2 millions de français (et de très nombreux salariés du privé).

S'inquiéter si l'on est sensible à la destruction de qui faisait, à tort ou à raison, la fierté d'un pays comme le notre qui aime la sécurité autant que le confort : nos services publics deviennent des guichets inhumains aux perspectives purement rentables.

Pleurer si l'on est au chômage, pleurer si l'on pense que la crise va durer, va accentuer les petits comptes du quotidien. Je pense à cet homme pourtant salarié, sans problème majeur, qui, devant moi, m'avouait hier, qu'il préparait tous les jours un petit tas de pièces : son budget pour manger : 4 euros par jour, je ne peux pas dépenser plus, disait-il en baissant la tête...

Rire, si l'on pense avec quel aplomb, avec quel mépris, avec quelle absence de sagacité, avec quelle immaturité politique, le président de la République actuel s'embourbe dans les contradictions qui ont toujours été les siennes. On rit, évidemment, si l'on ne fait que juger.

Se venger aussi. Car les 70% de français qui ont affirmé, dans les sondages, être totalement solidaires de la grève d'aujourd'hui, pourraient devenir le ferment d'une instabilité sociale, d'un désir d'en découdre, d'une violence larvée. Il ne faut jamais méconnaître le désespoir des hommes qui sont à bout.

A bout d'un système ? Sans doute.  Par un enfermement malsain dans sa victoire stratégique et politicienne  de 2007 et par l'incurie de ses analyses, Sarkozy semble le premier président à ne pas comprendre la France, le peuple, ses espoirs et ses désespoirs. Pire, il ne sait pas lui parler. Cette grève réussie mais inquiétante est le symptôme d'une maladie : la rupture. Je ne veux pas parler de la fameuse "rupture sarkozyste" portée comme un étendard, ce slogan de campagne qu'on juge aujourd'hui bien creux, je veux dire que se fonde une rupture profonde et existentielle avec les donneurs de solutions. Il est toujours très grave de ne plus savoir espérer.

insolite_218 Julie

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