PRESIDENCE FRANCAISE DE L'U.E. : UNE REPONSE ECONOMIQUE, UN FLOU DIPLOMATIQUE
C'est l'heure des bilans pour la France qui a présidé l'U.E. pendant 6 mois. Incontestablement, l'Union a bénéficié de l'activisme fébrile de Sarkozy.
Reconnaissons que la gestion de la crise financière mondiale fut à la hauteur des enjeux, même si tous les économistes regrettent que le plan européen demeure l'empilement des plans nationaux, reconnaissons que Sarkozy et Juncker ont su être convaincants, même si Gordon Brown a curieusement, dans ce dossier, symbolisé l'audace, et même si tous les observateurs politiques s'inquiètent de l'ampleur de la dégradation des relations franco-allemandes.
Reconnaissons, hélas, également, que la facture économique française s'annonce rude pour les années à venir puisque le plan d'investissement annoncé pour atténuer les effets de la crise va durablement creuser notre dette, déjà abyssale. Une France sur-endettée aura peu de chance de reprendre la main sur le plan politique avant longtemps. Aussi devons-nous nous satisfaire de quelques symboles forts comme les récents accords du plan climat Sarkozy a marqué des points mais son action fut d'abord langagière.
Son échec est davantage un échec sur le fond, un échec diplomatique. Sans doute parce qu'il est peu pris au sérieux, Sarkozy n'a pas pu, je l'ai dit, infléchir Angela Merkel, cette dernière estimant, comme Margaret Thatcher en son temps pour la Grande-Bretagne, que l'Allemagne se devait de se désolidariser d'une politique pourvoyeuse de spécieux déséquilibres (voir l'échec sur la TVA). L'entente franco-allemande, comme effet d'entraînement, a de sérieux ratés sur le plan socio-économique, certes, mais aussi dans la création d'une lisibilité extérieure de la puissance continentale. Il est aussi très net que Sarkozy a mal maîtrisé sa bonne idée de l'Union pour la Méditerranée, restée coquille vide. Pire encore, il s'est désintéressé d'un dossier plus géo-politique : le suivi du retrait russe de Géorgie et d'Ossétie du Sud. Se voulant le super-président européen des inquiétudes immédiates des citoyens, il a bien mal pesé sur le gouvernement russe, préférant se satisfaire de la promesse du mois d'août. Mediapart révèle aujourd'hui qu'après avoir fait semblant de se retirer, les troupes russes du président Medvedev se sont réinstallées en force en Ossétie du Sud, empêchant l'ambassadeur de France et les députés européens qui l'accompagnaient d'entrer sur le territoire,leur mission étant de juger de ce fameux retrait ! Un camouflé pour la diplomatie européenne, elle qui, à grand renfort de gestuelles sarkoziennes, avait clamé haut et fort que la Russie, s'il elle ne s'exécutait pas, allait au devant "de graves conséquences".
Sarkozy a donc voulu incarner une Europe puissante et volontariste. Volontariste, oui, pourquoi pas, mais avec les failles qu'on ne peut que voir ! Puissante? On en reparlera...
Julie
Google, au boulot : Géo-politique - Présidence française de ll'UE - Sarkozy - crise - Merkel - Brown - Juncker - Axe franco - allemand - Medvedev - Russie - Géorgie - Ossétie du Sud - Ambassade de France - UPM - Médiapart
Commentaires sur PRESIDENCE FRANCAISE DE L'U.E. : UNE REPONSE ECONOMIQUE, UN FLOU DIPLOMATIQUE
C'est un blog de gauche ici ?
Encore...
Nan je demande parce que je cherche des blogs de droite. 'jour chez vous.
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