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La Politique, les Gays et les énervements salutaires de Julie : plus elle grogne, plus il faut rire...

30 mars 2009

IN MEMORIAM MARIE-CLAUDE LORNE

Le monde universitaire méprisé par le pouvoir politique a ses martyrs. Lisez cet article de Rue 89 qui expose un fait divers peu commun qui eut lieu fin 2008 : le suicide d'une agrégée de philosophie qui devait être promue Maître de Conférence. Illustration des pressions qui s'exercent sur le monde libre de la recherche et de l'intelligence. Signe d'une époque pitoyable où le véritable talent, la réflexion et la réussite intellectuelle sont niés, signe d'une époque où la médiocrité médiatique et le populisme triomphent.

Cette femme brillante et méprisée, Ophélie du sarkozysme le plus abject, se nommait MARIE-CLAUDE LORNE.
In mémoriam.

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Lire ici :


http://www.rue89.com/2008/11/19/une-agregee-de-philo-se-suicide-un-vieux-mal-universitaire-francais

et ici :

http://promphilo.blogspot.com/2008/10/disparition-dune-jeune-philosophe.html

insolite_218 Julie


Google, au boulot : Education - Statut des maître de conférence  - Recherche universitaire - Marie-Claude Lorne - sarkozysme abject

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15 février 2009

LES VRAIES QUESTIONS... RESTENT LES VRAIES QUESTIONS !

Sur ce blog, parenthèse PUB :

http://www.dailymotion.com/search/c%252527est%252Bquoi%252Bun%252Bcunnilingus/video/x8cxc5_papa-cyest-quoi-un-cunnilingus-y_lifestyle

http://www.dailymotion.com/search/c%252527est%252Bquoi%252Bla%252Bmasturbation/video/x8cxej_maman-cyest-quoi-la-masturbation-y_lifestyle

http://www.dailymotion.com/search/c%252527est%252Bquoi%252Bune%252B%2525C3%2525A9jaculation%252Bprecoce/video/x8cxcv_papa-cyest-quoi-une-ejaculation-pre_lifestyle

AVOUEZ, ne soyez pas bégueule :  ça vous amuse. Ah. Bin moi aussi.

insolite_218 Julie

Google, au boulot : cunnilingus - masturbation - éjaculation précoce - pub

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09 février 2009

RIPOSTES SUR FRANCE 5 : L'HEURE DE GLOIRE DE VINCENT PEILLON

J'ai suivi avec intérêt le débat sur la crise animé par Moati ce dimanche sur France 5. De l'avis général, la communication présidentielle a du avoir quelques ratés ces dernières heures, car la disparité des commentaires montrait la confusion des solutions enclenchées par le sommet de l'état. Écouter Valérie Pécresse parler d'économie était, de surcroît, une véritable source de ricanement bête. Que voulez-vous, Julie a parfois le ricanement bête.

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Mais celui qui fut magistral, ce fut Vincent Peillon : pugnace, limpide, corrosif et précis. Voilà. Si quelqu'un a le courage de visionner l'émission sur le site de France 5, je lui recommande les envolées assassines de ce socialiste convaincant. Oui, ça existe. Si. Mais si. Ahhhhhhhhhh...

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Ripostes - Serge Moati - Vincent Peillon - Valérie Pécresse

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06 février 2009

LE GOUVERNEMENT DE TOUS ET LE PROFIL D'UNE SEULE

Julie, machin avide de machins pensants, a suivi, hier, une conférence du célèbre philosophe Marcel Gauchet intitulée "Pour comprendre l'histoire de la démocratie".

Explicitement centré sur un champ étroit (la démocratie européenne) et sur une approche historique et sociologique, Gauchet a posé un diagnostic passionnant que je souhaite vous faire partager.

Il a tout d'abord eu cette définition de la démocratie comme mise en forme de l'autonomie humaine à la suite du processus de sortie de la structuration religieuse. Il a souligné que nous assistions aujourd'hui non à une crise de l'économisme mais à une incapacité à penser l'approfondissement de cette autonomisation. L'homme de 2009, dit-il, ne conteste aucunement le principe démocratique, mais il constate l'impuissance de sa mise en oeuvre. Et cela parce que notre modernité a abouti à privilégier un seul axe sur les trois axes du fonctionnement autonome d'une communauté humaine. Ces 3 axes sont : le politique, l'histoire, le droit. Le Politique, dit Gauchet, a réussi a imposé la forme de l'Etat - Nation (le pouvoir devient l'Etat). L'Histoire, ou plutôt l'orientation historique de nos démocraties, a privilégié un élan vers l'Avenir sans précédent et à rebours de toutes les sociétés antérieures (l'homme moderne se sent exister parce qu'il veut changer). Le Droit, s'est mis à dire le légitime autant que le légal et s'est centré sur les revendications du privé (le droit originaire des individus devient la source du légitime). C'est ce dernier constat, cette dérive, cette centration sur l'état de droit, sur les droits de la personne, qui impulse la crise démocratique, selon Gauchet. Pourquoi? Parce que nous n'arrivons plus à nous représenter collectivement ce que nous faisons, parce que l'accélération de la primauté de l'Etat-Nation nous fournit l'illusion que nous pouvons nous passer du politique (Gauchet affirme avec force : la gouvernance ne saurait remplacer le gouvernement), parce que nous vivons dans une illusion d'optique, celle que la liberté est avant tout liberté individuelle. Cette démocratie pitoyable (c'est moi qui rajoute pitoyable) des droits de l'homme fait que nous avons abandonné l'articulation des 3 vecteurs qui fondent ce régime. Nous vivons, affirme Marcel Gauchet, une démocratie sans l'Histoire et contre le Politique. Seule bonne conscience de ces droits de l'individu largement proclamés par nos modes de vie, nous croyons à des universalismes qui sont plutôt un unilatéralisme. Il faut, dit-il en conclusion, que nous arrivions à reconstruire ce régime mixte, équilibré, qui fut si frappant pendant les 30 glorieuses (1945-1975), période de miracle politique puisque l'Europe assista, sans doute mue par un désir de prouver qu'elle en était capable, à une stabilisation politique des états démocratiques, nous avons à reconstruire la mise en forme de l'autonomie.

Pendant ce discours savant, vous auriez vu votre Julie prendre des notes frénétiquement ! Cela vous aurait fait ricaner. Devant moi, ma copine Anne, philosophe subtile, écoutait pour revendiquer (elle aime ça) et nous avons longuement discuté, toutes les deux, après la conférence.

Et puis, à côté de moi, une grande brune délicieuse, fine, au profil adamantin, aux yeux de velours (oh, les clichés) jetait parfois de son stylo aérien quelques mots sur une page blanche, des mots charmants. Elle était charmante, troublante. Ce profil seul put réussir à distraire l'austère Julie de son acharnement à comprendre et à intégrer. Ah, jeune fille brune et belle, à travers les affres de la démocratie, grâce aux mots de Marcel, grâce à l'effondrement de ce régime mixte de l'autonomisation, quel beau moment j'ai passé près de votre corps de philosophe. Délicieux moment.


insolite_218 Julie

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29 janvier 2009

GREVE DU 29 JANVIER : COMBATS ET DESESPOIRS

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S'inquiéter, pleurer, rire, se venger.
Ces quatre postures peuvent évidemment résumer l'état d'esprit des français au moment où la crise sévit, au moment où l'on mesure à quelle point le pouvoir élu - dont l'interventionnisme, pourtant, n'a jamais été aussi patent - est incompétent, au moment où règne une précarité flagrante, au moment où les injustices se creusent, au moment où faire ses courses devient un problème pour la moindre famille statistiquement comptabilisée dans ce vaste magma qu'on nomme les classes moyennes, au moment où la confiance dans ce capitalisme bon-enfant qui régissait nos réflexes s'écroule, au moment où se délitent toutes les autres valeurs d'une république qui, peu ou prou, défend la parole de chacun dans l'espace de tous (en vrac la solidarité du bistrot, l'espoir que l'ascenseur social s'arrête à votre palier, l'impertinence des contre-pouvoirs ou l'exemplarité de l'intelligence et de la culture). Oui, on peut résumer cela ainsi.
Je le crois, ces quatre postures expliquent une grève générale, fourre-tout mais symbolique, qui, d'après ce que l'on peut dire ce soir, a mis dans la rue plus de 2 millions de français (et de très nombreux salariés du privé).

S'inquiéter si l'on est sensible à la destruction de qui faisait, à tort ou à raison, la fierté d'un pays comme le notre qui aime la sécurité autant que le confort : nos services publics deviennent des guichets inhumains aux perspectives purement rentables.

Pleurer si l'on est au chômage, pleurer si l'on pense que la crise va durer, va accentuer les petits comptes du quotidien. Je pense à cet homme pourtant salarié, sans problème majeur, qui, devant moi, m'avouait hier, qu'il préparait tous les jours un petit tas de pièces : son budget pour manger : 4 euros par jour, je ne peux pas dépenser plus, disait-il en baissant la tête...

Rire, si l'on pense avec quel aplomb, avec quel mépris, avec quelle absence de sagacité, avec quelle immaturité politique, le président de la République actuel s'embourbe dans les contradictions qui ont toujours été les siennes. On rit, évidemment, si l'on ne fait que juger.

Se venger aussi. Car les 70% de français qui ont affirmé, dans les sondages, être totalement solidaires de la grève d'aujourd'hui, pourraient devenir le ferment d'une instabilité sociale, d'un désir d'en découdre, d'une violence larvée. Il ne faut jamais méconnaître le désespoir des hommes qui sont à bout.

A bout d'un système ? Sans doute.  Par un enfermement malsain dans sa victoire stratégique et politicienne  de 2007 et par l'incurie de ses analyses, Sarkozy semble le premier président à ne pas comprendre la France, le peuple, ses espoirs et ses désespoirs. Pire, il ne sait pas lui parler. Cette grève réussie mais inquiétante est le symptôme d'une maladie : la rupture. Je ne veux pas parler de la fameuse "rupture sarkozyste" portée comme un étendard, ce slogan de campagne qu'on juge aujourd'hui bien creux, je veux dire que se fonde une rupture profonde et existentielle avec les donneurs de solutions. Il est toujours très grave de ne plus savoir espérer.

insolite_218 Julie

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25 janvier 2009

KAROUTCHI ! A TES SOUHAITS !

Le Coming Out du ministre Roger Karoutchi (il a fait l'annonce officielle de son homosexualité dans le mensuel Optimum puis sur TF1) a pu surprendre certains. D'autres connaissaient déjà ses orientations amoureuses. Finalement, le bon sens des français ne s'est guère senti troublé par cette nouvelle. D'abord parce qu'on connaît mal la tête de ce ministre, qu'on ne sait pas de quoi il est ministre, et parce que, depuis que notre Bertrand a ouvert la brèche, être homo en politique c'est pas très surprise surprise...

Depuis deux jours, cependant, la cervelle de Julie cogitait pour savoir comment aborder le sujet sur ce blog. Après tout, le fond de commerce de votre Julie, c'est le mariage de la carpe et du lapin, la carpe étant représentée par le frétillement froid des langues politiques, le lapin étant le symbole du dévergondage sexuel et frénétique de monsieur tarlouze et de mademoiselle camionneuse. Pour Julie, ce fut deux jours d'intense réflexion, d'hésitation, de perplexité. Et puis ce soir votre adorée blogueuse se lance, elle se sent spirituelle, sent qu'elle va s'énerver sur le coup politique d'un homme qui veut exister en tant que pédé pour exister en tant que professionnel de la politique influent (je veux être tête de liste UMP des régionales en Ile-de France à la place de Pécresse, oh oui, je le veux, je le veux!), elle cherche l'inspiration sur Wikio, se disant que le buzz doit être énorme, elle lit quelques lignes ici ou là, des trucs falots, quelques mots dans Le Monde, un petit papier dans le JDD, une page dans Gala. En fait, franchement rien. Les journalistes et les internautes s'en foutent.  Les gens s'en foutent.

Roger Karoutchi, lui, doit  être bien triste : il espérait être une vedette, une icône, une doublure de Delanoé, allez, soyons fous, la Zizi Jeanmaire du sarkozysme, et bien c'est raté. On dit même que c'est sa bio sur Wikipédia qui a eu, ces dernières heures, le plus de succès, preuve que personne ne sait qui il est. J'imagine facilement la déception pipole de tous les affamés de sensation en découvrant que ce pauvre homme a une carrière politique ennuyeuse comme un dimanche matin à Villeneuve-la-Garenne !

Bref, Julie, comme les autres, elle s'en fout de l'homosexualité de Roger. Elle a même l'impression qu'en ces temps de grippe, le Roger s'est simplement manifesté par un gros éternuement. A tes souhaits, chéri.

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Coming out - Politique - Roger Karoutchi - Villeneuve-la-Garenne - Wikio

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16 janvier 2009

OBAMA LES GRANDS REMÈDES

John Waters, le cinéaste américain trash (mais si vous le connaissez, vous avez certainement vu la scène de Pink Flamingos dans laquelle Divine, son acteur fétiche, mange des excréments de chien!), John Waters donc, surfe sur la Obama Touch et donne, dans la presse américaine, ses conseils au nouvel hôte de la Maison Blanche : interdire le divorce hétérosexuel, réserver l'armée aux lesbiennes et offrir une coupe de cheveux aux pauvres. Il a également une petite idée de la photographie officielle du 44e président des Etats-Unis. Je vous l'offre en avant première. Chui pas mignonne?

JW

Bonne journée. Moi je vais faire comme Obama, m'enrouler dans une paire de rideaux et me recoucher. J'ai la grippe. Cela faisait tellement longtemps que je l'avais pas eu qu'il faut que je savoure.

insolite_218 Julie

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07 janvier 2009

MANTEAU DE FOURRURE ET FILLE A POIL

Je sais pas c'qui m'prend. Cela doit être à cause de la neige (étendue de froidure qui crée des envies fondantes), ou de l'indélicate inconscience de Christine Lagarde qui a déclaré aujourd'hui que le mauvais temps c'est bon pour les soldes car les gens achètent des manteaux (si elle a osé ! les SDF qui crèvent dans la rue, c'est pas sa préoccupation on dirait), bref, je suis toute remontée, toute chaude, toute affolée. A moins que ce soit les photos nues de la footballeuse russe Elena Ryzhikova qu'une très très gentille copine m'envoie par mail et que je vous transmets ici par l'intermédiaire de Chauffeur de Buzz ! Quelle plastique, quelle... Ah !
Qu'est-ce qui te fascine à ce point? me demande Chantal, en entrant inopinément dans mon bureau pour récupérer un pull qu'elle y a oublié la veille. Oh rien, que je dis, un compte rendu du discours sur la suppression du juge d'instruction ! Ah, dit Chantal, le jour où je te verrais surfer des heures sur le site de la Redoute pour chercher les meilleures soldes, je me dirais que ma Julie est devenue superficielle !
Oui, Chantal, disons ça comme ça. Bon, on se sert un Gin Tonic ?

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Politique économique et Grand froid - les manteaux de Christine Lagarde - Elena Ryzhikova - chauffeur de buzz

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27 décembre 2008

TARTE AUX CLOUS OU SEMELLE A LA CHANTILLY ?

En attendant le passage bilan de 2008 à 2009 (je vous dis tout de suite que je redoute les années en 9, ça ne me va pas : toujours des catastrophes dans la vie intime de votre lesbienne préférée), j'innove dans ce blog en incrustant une image qui bouge ! Si ! Avez-vous remarqué que je suis incapable d'inclure ici les vidéos qui me font rire, les absences mentales ou les "casse-toi connard" du petit clown Sarko? C'est que je suis un peu handicapée du mulot, comme disait quelqu'un qu'on regrette tous (de la même façon qu'on regrette de ne plus entendre le refrain en fin de banquet du cousin Eugène qui a une belle voix, qui le sait, mais qui saoule tout le monde, gentiment, sans prétention, oui on le regrette oui, parce qu'il est plus là, l'Eugène : il avait sa place, elle est encore chaude)... En effet, votre copine Julie met des liens pour les vidéos et puis basta.

Bref, je veux clore cette année 2008 par une bouffonerie planétaire, par le "Yes we can" du cordonnier. Et puisque c'est la crise, souvenons-nous d'un Chaplin qui bouffait sa semelle... avec dignité !
La voici mon image qui bouge :


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Bonne année 2009 les chéri(e)s !

Je reste votre innénarrable...

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Busch (George W) - chaussure - semelle -Chaplin - le clown Sarkozy - casse-toi connard

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21 décembre 2008

LA PÂTE A MENTAL

Pour commencer ce billet, sachez, mes chéri(e)s, que :

 

  • je suis adepte des jeux de mots idiots (vous aviez remarqué) : donc le titre de cet article en est un. Oui.
  • je suis un peu triste depuis quelques minutes : je viens d'apprendre une nouvelle peu réjouissante pour l'esprit de ceux qui se veulent un peu humains, un peu cultivés.

Nulle péripétie politique, nulle revendication sociale, nul énervement citoyen derrière la tristesse apparente de Julie. non, rien qu'un jeu qui se termine. Je viens d'écouter, comme souvent le dimanche, sur France Culture, l'émission "Des Papous dans la tête". Et c'est là que j'apprends tardivement la mort, en novembre, de l'illustre François Caradec. Un pilier de l'émission humoristique et culturelle de cette station, un pilier de bar aussi, soit dit en passant, en tout cas un adepte de cette littérature légère et sociale que j'affectionne, qui tourne autour d'Alphonse Allais, d'Alfred Jarry ou de Raymond Queneau.


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France Culture a donc rendu hommage à cet écrivain essentiel, l'auteur du Dictionnaire des gestes (oui, imaginez ce que c'est !) et de La Compagnie des Zincs, une virée du côté de l'univers fantasmatique des poivrots (c'est autre chose que les Brêves de comptoir de l'ami Gourio!). Bref, cet homme vient de quitter son zinc, cet homme à la voix grave, à l'hésitation radiophonique craquante, à la culture profonde, et Julie a de la peine... Comment ai-je pu ignorer sa mort? Sans doute parce que les médias préfèrent titrer sur les minables misères des banquiers et sur les minables rodomontades de l'Elysée. Les hommes de culture passent après les pets de Sarkozy. Rien d'étonnant, certes, mais la petite Julie a de la peine. Moi, j'aii connu un peu le sieur Pierre Gripari, qui faisait partie de la même bande : libre, irrévérencieux, cultivé jusqu'au bout des ongles, jongleur oulipien et pourfendeur des "culs de plomb" (pour reprendre l'expression de Nietzsche qui me plaît tant), décédé lui aussi, et il y a fort longtemps désormais. Je ne sais pas si Caradec aimait Gripari et réciproquement. Mais il y avait chez eux une insolence tranquille, le rire discret du sage, rire qui avait la même amplitude, pourtant, que celui si exubérant d'un Topor, lui aussi parti rencontré la terre qui fait pourrir le corps. Le rire de ces hommes illustrait le reste de pataphysique qui circule encore dans l'esprit français.
La pataphysique, quand y'a plus de physique, ça devient de la pâte à mental. Oui, je regrette de ne pas être au niveau d'un Caradec qui, fin et lettré, n'aurait pas accepté une telle approximation jeu-de-motique ! Bref, bonnes gens incultes, lisez Le Dictionnaire des gestes et La Compagnie des Zincs du gars qui vient de casser sa pipe. Et bourrez-en une au coin du feu pour passer des moments délicieux : ces moments auront pour noms un élan vers la subtilité, une avancée vers la liberté de se sentir meilleur, une épate mentale !
Sinon, continuez à lire Le Figaro !

insolite_218 Julie

Google, au boulot : hommage à François Caradec - France Culture - Pataphysique et Oulipo - Allais - Jarry - Queneau - Pierre Gripari - Roland Topor - Des papous dans la tête

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