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La Politique, les Gays et les énervements salutaires de Julie : plus elle grogne, plus il faut rire...

20 mars 2009

FRANÇOIS FILLON DEVRAIT CHANGER DE PREMIER MINISTRE

Hier soir, le président de la République François Fillon a été interviewé par TF1 pour expliquer sa politique après les grandes manifestations de la journée. Ses interventions sont rares et on l'a écouté. La mobilisation fut en effet très forte, ce 19 mars, et les banderoles brocardaient les impasses du gouvernement en matière économique. On a vu, partout, des slogans attaquant violemment le premier ministre Nicolas Sarkozy. Celui-ci, depuis deux ans, s'est beaucoup agité pour rendre crédible la feuille de route que le président Fillon lui avait concocté, mais en vain. La rue, cette méchante rue française qui a la belle habitude de crier haro sur le baudet, voulait la peau de Sarkozy, c'était une évidence. Alors, il faudra, bien sûr, que le président Fillon songe à se séparer de son premier ministre car il a fait son temps et il n'est plus respecté. Heureusement, le chef de l'état, François Fillon possède une assise populaire qui s'est peu effrité et une autorité, certes modeste mais honnête, sur le pays.

insolite_218 Julie

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16 mars 2009

LA PAVANE POUR UN INFANT DEFONCÉ

Verbe haché, coup d'épaule, bredouillement d'enfant ricaneur, nullité de la rhétorique, coup d'œil protecteur à la basse cour, vulgarité de l'attaque, gestuelle de clown, propos de comptoir qui cherche l'approbation des niais et des flatteurs, improvisation catastrophique, allure de paysan mal dégrossi, narcissisme imbécile.

VOUS VOYEZ TOUT DE SUITE DE QUI JE VEUX PARLER !

Voici une nouvelle vidéo qui illustre la descente aux enfers d'un homme limité.
Une sorte de pavane pour un infant défoncé.

Voir ce que le chef de l'étna (surnom non affectueux de l'incapable qui gouverne la France : on l'a cru éruptif, il est simplement porteur d'une lave méprisante et sotte) est capable de dire en public. C'est grotesque, affligeant et clownesque. Et c'est ici :

http://www.dailymotion.com/video/k7mr9cAaEMde52Z0Q0

insolite_218 Julie

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05 mars 2009

LE CV BIDON DE SARKOZY

Julie vous propose de lire in extenso un article de la Fondation Copernic qui révèle les mensonges du président sur son cursus universitaire. Le CV présent sur le site de la Présidence de la République aurait été légèrement arrangé. Un mensonge révélé par l'enquête d'  Alain Garrigou, Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre. Voici donc ce que ce dernier écrit:

Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre

L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre

... transmis par...

insolite_218 Julie

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21 février 2009

21 MOIS DE POUVOIR : SARKOZY COURT TOUJOURS... APRES LA CONFIANCE (BILAN DE SES SONDAGES DE POPULARITE)

France. Présidence de la République. Un homme agit. Disons plutôt : un homme s'agite et s'étale. Les français, perspicaces, ont vite senti qu'il fallait se méfier de cette mécanique aléatoire. Des balbutiements bling bling aux efforts de pédagogie anti-crise, le style n'a pas fait l'homme, il a détruit rapidement la confiance que d'aucuns misaient sur lui. Si bien que les sondages, bien avant les inquiétudes actuelles sur la récession, ont instauré la rupture entre Sarkozy et la nation. J'ai scrupuleusement noté les chiffres qui permettent de juger de l'action au quotidien du chef de l'état. Je dispose de 44 sondages (BVA, CSA, IFOP, IPSOS, LH2, OPINIONWAY, TNS) qui illustreraient facilement, grâce à une courbe, la rapidité et l'ampleur de ce désaveu. Je ne veux pas vous affliger cette courbe. Résumons cependant :

  • en 21 mois, Sarkozy a vu sa courbe totalement inversée : 65 % d'op. favorables au moment de son élection, aujourd'hui : 62 à 66% d'op. défavorables sanctionnent son action.
  • depuis le 10 janvier 2008, les chiffres de la défiance sont plus importants que les chiffres de la confiance. A aucun moment le chef de l'état n'est revenu au score "acceptable" de 50% d'op. favorables.
  • malgré quelques tentatives des médias pour faire croire que des remontées existaient, il s'avère, et cela depuis janvier 2008, que 2/3 des français rejettent la politique menée.
  • les études montrent que la catégorie "sans opinion" (souvent à 1% ou moins) ne permet pas de relativiser l'opinion des français. Deux blocs disproportionnés existent.
  • enfin, il en est des sondages de popularité comme des humeurs du matin, on s'exprime souvent sous le coup d'une annonce ou d'un jeu de sensibilité. En 21 mois, l'enquête qui fut la plus sérieuse, a écarté cet aspect sensible pour se focaliser sur l'impact de la politique menée. Ce sondage IFOP est ancien (avril 2008) et échappe donc à la spirale des discours pessimistes sur la crise actuelle (cette spirale a débuté fin août). Or cette enquête était bizarrement la plus alarmante. Elle situait à 21% la confiance et à 79% la défiance. Pour lire l'intégralité de ce sondage, voir le lien en fin de billet.


nicol34


Que doit-on en dire aujourd'hui? Que le volontarisme incarné, le discours des ruptures, l'ouverture politique, les médiatisations redondantes et l'absence de hiérarchisation des dossiers ne rendent pas optimistes nos concitoyens.  Certes. Ils ne cessent de se demander : sait-il où il va? sait-il ce qu'il dit? mesure-t-il les conséquences? pense-t-il aux français?

Vastes questions. Je ne suis pas naïve au point de croire que la démocratie d'opinion a toute sa raison. Mais elle oriente la lecture qu'on peut avoir aujourd'hui de l'impuissance de ce pouvoir qu'on nous disait combattif. Encore faudrait-il bien combattre...


____

source de l'enquête IFOP d'avril 2008 :
http://www.lejdd.fr/sondages/sondage-ifop-jdd-18-avril-2008.pdf

insolite_218 Julie

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11 février 2009

SARKOZY REVE A SON 2E MANDAT ET MENT EN DIRECT A LA TELE

Sarkozy, toujours approximatif dans sa communication énervée, a gaffé lors de son show "face à la crise". Comme on lui demandait s'il lui restait «des doutes» quant à se représenter, le chef de l'Etat a répondu: «Oh que oui! Parce que mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire et je consacre toutes mes forces à le faire le mieux possible. On fait un deuxième mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve et que les gens nous font confiance. Ce serait extrêmement choquant que j'ai pu décidé une décision (sic) aussi importante alors même que je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat».

pinoquio


Lacan disait que, quand on parle beaucoup, on ment souvent, mais quand on ment souvent, on ne peut pas mentir.

Le fameux "premier mandat" de cette phrase inepte, montre, à l'évidence que Sarkozy feint d'être un homme sérieux et responsable, alors qu'il ne pense qu'à lui et ne rêve que d'une seule chose : conduire la France pendant 10 ans ! Quand l'inconscient parle...

Moralité : ne laissons jamais gagner l'homme qui ment.

insolite_218 Julie

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21 janvier 2009

LETTRE DU PRESIDENT SARKOZY A SON AMI MICKEY, A PROPOS D'OBAMA

Mon Mickey,

Je sais, je manque à tous mes devoirs : cela fait des lustres que je n'ai pas mis les pieds dans ton magnifique domaine. Sache-le, la féérie de ton parc DisneyLand me manque, et comme me le faisait remarquer Carlitta : "J'ai beau être ta conscience de gauche,  Nico, si on allait s'amuser dare-dare chez Mickey et Minnie ! Steplé, allez, steplé...."
 Les femmes, ça comprend pas grand chose, hein Mickey, et Carlitta, elle se rend pas compte de mon statut, elle voit pas que je suis presque le maître du monde, et que j'ai du boulot.

A propos de l'actualité récente, mon Mickey, je voulais te dire que je suis un peu agacé. Cet Obama, qui fait le fier parce qu'il est le premier président américain de couleur, m'angoisse. Moi j'aimais bien Georges Busch, je comprenais son humour, sa façon de vivre. Mais Obama, je dois t'avouer, je comprends pas comment il fonctionne. Il devrait se la péter, organiser de grandes fêtes, faire des discours flatteurs avec des mots faciles, jouer sur l'émotion, inventer des provocations super-marrantes et des stratégies de journal télévisé. Au lieu de ça, il a l'air rigoureux, austère, sérieux, consciencieux, chiant. En plus, il utilise des mots plus compliqués que ceux de Georges Busch et j'ai l'impression que c'est un intellectuel. Tu te rends compte, un IN-TE-LLEC-TUEL ! Et puis il est pas fier. Il paraît qu'il a employé, dans son discours d'investiture d'hier, seulement deux fois le pronom "je". En 20mn ! Comment il fait? Il est pas content d'être là?

ob2

Et puis, il aurait dû montrer qu'il est une vraie star. Rappelle-toi mon attitude en 2007:  j'avais fait la teuf au Fouquet's (ils doivent bien avoir un lieu de cette classe à Washington, non?) et j'avais montré mon magnifique bronzage sur le yacht d'un ami très cher que j'ai ! Et lui, Obama, il s'enferme avec ses conseillers pour suspendre les procédures judiciaires de Guantanamo. Bizarre, non?

Et puis les journalistes du monde entier ont utilisé trois adjectifs étranges pour décrire son état d'esprit : sobre, efficace, pacifiste. Cela veut dire quoi, à ton avis, Mickey ? Il a pas de couilles, Obama? Il veut plus faire la guerre, plus montrer que les méchants sont méchants? Je suis déçu! Moi si j'aime l'Amérique, c'est parce que les Américains véhiculent des valeurs grandioses qui écrasent d'un coup de talon les ennemis de la démocratie. Voilà. T'es pas d'accord Mickey?

Bon, moi je vais regretter Georges Busch. Mine de rien, on était de la même génération : celle des magouilleurs, des hâbleurs, des épiciers. Le Barak Hussein Obama m'inquiète : il a l'air si moderne à force de ne vouloir jamais l'être.
Oui, ça me fait peur, Mickey. D'ailleurs, en ce moment, j'ai peur beaucoup. La presse française dit que je recule sur tout et que je deviens Chirac. Je vieillis. J'ai vieilli d'un coup.

Si Minnie pouvait me fournir en DHEA (je sais qu'elle a sa filière), je lui en saurais grée. Je t'embrasse, cher vieux. Et merci pour le colis de pâtes de fruits que tu m'as envoyé à Noël !

Nicolas Sarkozy, président de la République vieilli

insolite_218 Julie

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17 janvier 2009

HOMME PETIT CHERCHE PAR TOUS MOYENS A AUGMENTER

Voilà. 4 euros de plus pour regarder la télé ! Merci au super président du pouvoir d'achat. Cela a donné ce détournement signé SB le Sniper :


sarkoBox

Juste une question qui tarraude ma fibre people : le poster Carla promis aux chômeurs c'est çui de la photo à poil?

insolite_218 Julie


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15 janvier 2009

REMANIEMENT A TALONNETTES

Sarkozy a donc remanié son gouvernement. Fillon est toujours là, mais comme il n'existe pas, cela est quasiment inutile de le préciser. Passons au jeu du gagnant - perdant :

LES GAGNANTS :

  • Brice Hortefeux est soulagé, il va pouvoir essayer de se refaire une virginité démocratique au Ministère du Travail. Homme détesté, ministre à la fois fade et symbolique, ami intime du Président, donc de ce fait, courtisan sans épaisseur, il incarnait avec un masochisme contenu la médiatique puanteur de ses fonctions au Ministère de l'Emigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale. Naguère, c'était le Ministre de l'Intérieur, sorte de garde-chiourme sans état d'âme, qui servait de fer de lance des haines françaises : les Poniatovski et les Pasqua étaient les mal-aimés de l'aventure collective des gouvernements de la Ve République. Aujourd'hui, c'est ce poste ambigü qui focalise la détestation. Bref, Hortefeux, en changeant d'attribution, espère marcher sur les traces d'un grand destin. On le dit partant pour Matignon dans quelques mois. A condition que son opération virginale s'effectue bien. On peut cependant en douter. Les "effets de halo" sont durables et si l'on prend comme référence le "ministre détesté" que représentait naguère celui de l'Intérieur, aucun des ministres de l'intérieur n'est devenu premier ministre (les Sanguinetti, Deferre, Pasqua, Chevènement, Jean-Louis Debré... et Nicolas Sarkozy ont échoué à pouvoir représenter le premier ministre qui doit accompagné et incarné le sain bonheur du pouvoir, la confiance dont a besoin la représentation nationale. et le bon peuple Mais les étranges conceptions stratégiques de son chef peuvent le propulser à la place de Fillon, il ne faut jamais jurer de rien.

  • Eric Besson est le nouveau paon du gouvernement : on va parler de lui. En prenant la place du vilain Hortefeux, il est sûr d'entrer dans l'histoire du sarkozysme. Son atypisme devient écartèlement et son écartèlement illustre sa vraie nature. Revenons en arrière. Lors de la campagne présidentielle, Besson était inconnu et brûlait de ne plus l'être longtemps. Je suis persuadée que son virage de traître fut seulement dû à une ambition sans atermoiement. Passé du camp Royal au camp Sarkozy, il est aujourd'hui prêt à faire carrière au sein de l'UMP. Prenons les paris que dans quelques semaines il aura sa carte. Sa trajectoire est celle d'un homme flatté, d'un servile qui a cassé les miroirs pour ne pas voir sa bassesse grandir... et devenir Hortefeux. Et à la célèbre phrase de Ségolène Royal "Qui connaît monsieur Besson?", les français auront tout le loisir de répondre en coeur : Besson? C'est pas celui qui est devenu Hortefeux?

  • Fadella Amara doit faire péter le champagne ce soir. Elle a enfin quitté la Boutin. Et ça, ça se fête. La "ni pute ni soumise" ne pouvait pas supporter la brandisseuse de Bible, c'était bien connu. Supportera-t-elle mieux Hortefeux sous l'autorité duquel elle va désormais bosser?

LES PERDANTS :

Christine Boutin, dont un conseiller du Roi Nicolas clame dans tout Paris "qu'elle a fait connerie sur connerie au logement", la Boutin, donc,  maigrit a vue d'œil (comme Bachelot d'ailleurs, qui perd un morceau de jambon - Madrange - du pauvre Laporte). Nadine Morano fait la gueule car son patron vient de changer : elle aimait Xavier Bertrand, elle déteste Brice Hortefeux. Et puis Nathalie Kosciusko-Morizet est sur une voie de garage, une voix qui correspond peu à ses réelles compétences. Bref, les femmes ne sont pas à la noce dans ce mini-remaniement.

LES SUPER - PERDANTS :

Ce sont ceux qui ne sont pas entrés. Frédéric Lefebvre espérait le poste de Besson mais après son aveu d'incompédence sur le web 2.0, Sarkozy a vu clair, pour une fois. On avait aussi parlé, pour cette même fonction de Bruno Retaillau, proche du président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers,
Ce sont aussi ceux (ou plutôt celles) qui sont restés... pour une mauvaise raison : les cas Rama Yade et Rachida Dati sont des épines dans la talonnette du président. L'une a du franc-parler, l'autre a un bébé people à montrer à la foule. On les éjectera plus tard. Le dossier des Elections Européennes devraient permettre le coup de talonnette qui vire.

Voici, mes chéri(e)s, comment je vois ce non-événement. Rien de palpitant, rien de particulièrement habile, rien de savamment politique. Un jeu de courtisanerie aux relents très... psychologiques.

insolite_218 Julie

Google, au boulot : Présidence de la République - Gouvernement Fillon - Remaniement de janvier 2009 - Brice Hortefeux - Xavier Bertrand - Eric Besson - Nathalie Kosciusko-Morizet - Fadella Amara - Rachida Dati - Rama Yade - Bruno Retillau - Frédéric Lefebvre - Philippe de Villiers - talonnettes

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12 janvier 2009

SARKOZY, L'HOMME QUI A PEUR : QUELQUES PREUVES, QUELQUES COMMENTAIRES

Après les reculades du gouvernement sur la réforme du lycée et sur le travail le dimanche, Sarkozy intensifie sa politique de marche arrière en offrant, sur le dossier Education, une seconde preuve de ses angoisses : Darcos semble désavoué puisque Martin Hirsch vient aujourd'hui d'être nommé Haut Commissaire à la jeunesse pour instaurer un nouveau dialogue avec les lycéens. Sarkozy a également affirmé, à Saint-Lô cet après-midi, que la réforme se ferait "sans enlever un centime et sans supprimer un poste au niveau du lycée". Voici, convenez-en, un beau retournement de vestes. Sur le dossier Justice et Prison, RTL vient de livrer au public, il y a quelques minutes, une nouvelle surprenante : Rachida Dati quitterait le gouvernement pour... s'impliquer en bonne place pour les élections européennes! Sarkozy semble reconnaître, enfin, que le tempérament de sa ministre le mettait en péril et que l'incompétence dont elle semblait faire preuve ne pouvait qu'augmenter.

MartinHirsch

dati
 


 

Ces ajustements techniques annoncent un remaniement ministériel dont l'ampleur nous est inconnu. Quelques commentaires cependant s'imposent à moi :

  • J'ai du mal à comprendre pourquoi on annonce cela aujourd'hui alors qu'un remaniement était naturellement prévu. Il fallait sans doute donner des gages à quelques professions mal-aimées. Et très rapidement. On a l'habitude avec les profs. Si l'on considère la "fuite" concernant l'avenir du Garde des Sceaux, c'est assez neuf d'envisager les magistrats comme des fauteurs de trouble potentiels, de dangereux opposants, des gauchistes notoires. Oui, voilà bien le drame de Dati : elle a réussi à être la ministre de la justice la plus haïe de la Ve République. Quelle sera le jeu de chaises musicales qui suivra? A mon sens, les français s'en balancent un peu...

  • J'ai du mal à saisir quelle symbole peut représenter Martin Hirsch dans la représentation mentale des organisations syndicales d'étudiants. Ah oui, pardon, Monsieur le Président, j'oubliais pourquoi il appartient à la mouvance gouvernementale : il est de gauche, il est censé être une sorte d'Abbé Pierre en cravate. Je crois fondamentalement que la jeunesse s'en fout : un technocrate de gauche en cravate remplace un ministre de droite en cravate, cela ne changera rien à la chose. A la grogne. Pourtant, Sarkozy, amoureux des castings, semble le croire. Lui seul...

  • J'ai du mal à saisir quel effet sur les femmes peut avoir le symbole d'une ministre récemment accouchée, qui fit des pieds et des mains pour reprendre rapidement sa fonction - les fameux 5 jours pour dégonfler - et qui est tout aussi rapidement mise sur la touche. Un manque de classe? Oh non, cela se saurait si Sarkozy manquait de classe !

  • J'ai du mal à ne pas voir, dans l'annonce d'une Dati propulsée au parlement européen, une réponse à la petite Rama Yade, coupable de crime de lèse-majesté. Pour ceux qui n'ont pas suivi, Yade avait décliné l'offre de Sarkozy de siéger à Strasbourg. Dati serait-elle une lèche-majesté plus servile? Quelle horreur de penser cela, oui, j'en veux beaucoup au chef de l'état de m'avoir mis en tête cette hypothèse. Pauvre Dati...

  • J'ai du mal à ne pas rire, quand j'entends Bernard Laporte, qui avait en charge les dossiers de la Jeunesse passés dans les mains de Martin Hirsch, se réjouir au nom de la solidarité gouvernementale d'une telle décision. Laporte n'est plus que secrétaire d'état aux sports, bref presque inutile. Mais il est heureux.

Le fait du Prince a parlé aujourd'hui. Comme d'habitude, le petit président a voulu hausser le ton et inventer la décision qui tue. Pour moi, ni le tempo, ni les annonces purement techniques ne sont astucieuses et intéressantes. On lit davantage, dans ces réactions à chaud, le désordre d'un pouvoir qui a peur. Peur de quoi? Là aussi, j'ai du mal à savoir. Peur de  ses propres démons? Il faudrait être psychanalyste pour affirmer cela, non?

insolite_218 Julie

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05 janvier 2009

SARKOZY-CHIRAC : L'INSULTE ET LA REPUBLIQUE

J'écoute, ce midi, en voiture, l'émission de Stéphane Bern sur France Inter. L'invité en est le désopilant Charles Pasqua (qui fait le service avant-vente de ses Mémoires). Pasqua c'est aujourd'hui une sorte de Ziva sympathique, tellement has been  qu'il pourrait être une espèce de grand-père de la France-Pastis-et-Magouille comme on en fait plus. Une approche des choses de la politique qui tient d'un j'm'en foutisme patelin très bluffant. Bref, un discours atypique en ces temps de médiatisation et de judiciarisation sophistiquées, illustrés ces temps-ci au sommet de l'état. Si je dérive sur les petites poltronneries de la sphère sarko-médiatique du moment, ce n'est pas pour rien. On sait que Sarkozy et son épouse ont la plainte judiciaire facile. Et qu'ils se ridiculisent beaucoup d'avoir tant peur !
Pasqua, en verve (une verve lente et caustique, on s'en doute) raconte des tas d'histoires sur son parcours politique et en vient à évoquer Chirac.
Le président Chirac, dont on reconnaît, somme toute, l'humanité, l'humour et l'équilibre (tiens c'est marrant, ces 3 substantifs ont l'air de ne pas s'appliquer au président actuel) fut un jour, raconte Pasqua, pris à parti par un type excité qui l'insulte :" Enculé" hurle-t-il ! Sans sourciller, et avec le sourire qui sied au recul de sa fonction, qui sied aussi à la maîtrise ludique de son entendement, le président rétorque : "moi, c'est Jacques Chirac !"
On est bien loin du "Casse-toi connard" vengeur et bête du président actuel. Autre temps, autre moeurs. Pasqua, qui aime casser du sucre sur le dos de Chirac dans son livre, avait presque l'air heureux de montrer qu'un président de la République, ça peut avoir de la classe. Chirac, le dernier président qui avait de la classe ?

insolite_218 Julie


Google, au boulot : Présidence de la République - Jacques Chirac - Nicolas Sarkozy - Charles Pasqua - Stéphane Bern - France inter - judiciarisation - Enculé - Casse toi connard

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